Respirer est la première chose que nous faisons en venant au monde… et la dernière lorsque nous partons.
C’est un geste automatique, que nous faisons en moyenne 20 000 fois par jour, sans même y penser. Et pourtant, bien peu d’entre nous respirent réellement de manière optimale.
Les bébés sont de véritables maîtres de la respiration : leur ventre se gonfle et se dégonfle à chaque inspiration et expiration, de manière fluide et profonde. Mais, au fil des années, ce savoir-faire inné s’efface. Notre respiration devient plus haute, plus rapide, plus superficielle.
Pourquoi ? La réponse tient en quelques mots : stress, mauvaises postures, sédentarité, émotions refoulées, pollution… et manque de conscience.
Pourquoi avons-nous “désappris” à respirer ?
Plusieurs facteurs se combinent pour perturber notre respiration naturelle :
Le stress et l’anxiété : en situation de tension, le corps active la réponse “combat ou fuite”. La respiration devient courte et rapide, limitant l’apport d’oxygène.
Les mauvaises postures : être penché devant un écran, voûté ou comprimé au niveau de l’abdomen réduit l’amplitude respiratoire.
La vie sédentaire : moins nous bougeons, moins nos poumons sont sollicités à pleine capacité.
Les émotions refoulées : colère, tristesse, peur… peuvent se traduire par une respiration bloquée ou irrégulière.
La pollution : un air chargé en particules peut nous inciter inconsciemment à respirer moins profondément.
Résultat : nous nous retrouvons souvent en hypoventilation chronique, c’est-à-dire avec une respiration insuffisante pour nourrir correctement nos cellules.
Les effets d’une bonne respiration sur notre santé
Respirer pleinement n’est pas seulement une question d’oxygène. C’est une clé essentielle pour :
Renforcer le système immunitaire
Réduire le stress et l’anxiété
Améliorer la digestion (le mouvement du diaphragme masse les organes abdominaux)
Favoriser la concentration et la clarté mentale
Améliorer le sommeil
Augmenter la vitalité en optimisant l’oxygénation cellulaire
Harmoniser les émotions grâce à l’action sur le système nerveux autonome
Les différents types de respiration
Il existe de nombreuses techniques, chacune ayant ses bénéfices spécifiques. Voici les principales :
1. La respiration abdominale (ou diaphragmatique)
C’est la respiration naturelle des bébés. Elle consiste à gonfler le ventre à l’inspiration et à le relâcher à l’expiration, tout en laissant la poitrine relativement immobile.
Bénéfices : détente, meilleure oxygénation, massage des organes internes.
2. La respiration thoracique
Centrée sur l’ouverture de la cage thoracique, elle est utile dans certaines pratiques sportives ou pour stimuler l’énergie, mais moins relaxante au quotidien.
3. La respiration complète
Elle combine abdominale + thoracique + claviculaire. On inspire d’abord en gonflant le ventre, puis on remplit la cage thoracique, et enfin on soulève légèrement les clavicules.
Kapalabhati (soufflet de forge) : nettoyage énergétique et stimulation.
Bhramari (respiration de l’abeille) : apaisement mental.
5. La cohérence cardiaque
Méthode moderne basée sur un rythme respiratoire de 6 cycles par minute (5 secondes inspiration / 5 secondes expiration).
Bénéfices : régulation du stress, équilibre émotionnel, meilleure récupération.
Comment réapprendre à respirer : exercices pratiques
Exercice 1 – Respiration abdominale de base
S’asseoir confortablement ou s’allonger.
Poser une main sur le ventre et l’autre sur la poitrine.
Inspirer par le nez en gonflant le ventre (main sur le ventre qui monte), sans bouger la poitrine.
Expirer lentement par la bouche, en laissant le ventre se dégonfler.
Répèter pendant 5 minutes.
Exercice 2 – Respiration complète
Inspirer par le nez en gonflant le ventre, puis ouvrir la cage thoracique, et enfin soulèver légèrement les clavicules.
Expirer en sens inverse : relâcher les clavicules, vider la poitrine, puis le ventre.
10 cycles suffisent pour ressentir plus d’énergie.
Exercice 3 – Cohérence cardiaque
Inspirer 5 secondes, expirer 5 secondes, sans pause entre les deux.
Continuer pendant 5 minutes, 3 fois par jour si possible.
Bonus : associer à un souvenir positif ou une pensée agréable.
Exercice 4 – Nadi Shodhana (respiration alternée)
Avec le pouce droit, boucher la narine droite et inspirer par la narine gauche.
Avec l’annulaire droit, boucher la narine gauche et expirer par la narine droite.
Inspirer par la narine droite, puis changer de narine pour expirer à gauche.
Continuer pendant 5 minutes.
Exercice 5 – Kapalabhati (Soufflet de forge)
(Pratique énergisante, idéale le matin ou pour stimuler la concentration)
S’asseoir le dos droit, épaules relâchées.
Inspirer profondément par le nez.
Expirer fortement et rapidement par le nez en contractant le ventre, comme si vous vouliez expulser l’air d’un coup.
L’inspiration se fait naturellement, sans effort, entre chaque expiration active.
Commencer par 20 expirations rapides, puis inspirer profondément, retenir l’air quelques secondes, et expirer doucement.
Se reposer, puis fais 2 à 3 séries.
Bénéfices : nettoie les voies respiratoires, oxygène rapidement, stimule le système nerveux, donne un coup de boost à la vitalité.
⚠ Précautions : éviter en cas de grossesse, d’hypertension sévère, de troubles cardiaques ou après une opération récente.
Exercice 6 – Bhramari (Respiration de l’abeille)
(Pratique apaisante, idéale le soir ou pour calmer l’esprit)
S’asseoir confortablement, dos droit.
Fermer les yeux et détendre le visage.
Inspirer profondément par le nez.
À l’expiration, boucher légèrement les oreilles avec les index et fredonner un son prolongé “mmmmmm” (comme le bourdonnement d’une abeille).
Sentez les vibrations se propager dans la tête et la poitrine.
Répèter 5 à 7 fois.
Bénéfices : réduit l’anxiété, améliore la concentration, favorise le sommeil, calme les pensées.
Astuce naturopathique : ancrer votre respiration dans votre quotidien
Respirer profondément avant chaque repas pour stimuler ta digestion.
Intègrer 5 minutes de respiration consciente avant de se coucher pour améliorer le sommeil.
Utiliser la respiration pour gérer ses émotions avant une réunion, une discussion importante ou un moment stressant.
En conclusion
Réapprendre à respirer, c’est reprendre contact avec sa vitalité, sa santé et ses émotions.
Quelques minutes par jour suffisent pour transformer son énergie, apaiser son esprit et améliorer son bien-être global. La respiration est gratuite, accessible partout, et toujours disponible… il serait dommage de s’en priver.
📌 Prochain défi pour vous :
Dès maintenant, mettez une alarme douce 3 fois par jour, et accordez-vous 2 minutes de respiration consciente.
Ça y est ! L’été est là ! Ce 21 juin, nous fêtons à la fois le solstice d’été et la fête de la musique. Un double signe que j’adore célébrer : le retour des journées longues et lumineuses, et la musique, compagne fidèle de tous nos moments de vie.
On parle souvent des bonnes résolutions du Nouvel An… mais soyons honnêtes : qui a réellement l’énergie de se transformer après le marathon des fêtes, alors qu’il fait nuit à 17h, qu’on jongle entre les virus de l’hiver et le boulot qui reprend à toute vitesse ? Pour moi, le vrai reset se fait en été. C’est LA saison pour souffler, se poser, faire le tri (dans sa tête, dans ses placards… et même dans ses habitudes !) et repartir plus léger, plus aligné.
Je vous invite donc, aujourd’hui, à profiter de cette fête de la musique pour découvrir une autre manière de chouchouter votre bien-être : grâce à la musique justement.
🎵 Ode à la musique : quand elle soigne le corps et l’esprit
On le sait intuitivement : écouter de la musique fait du bien. Mais savez-vous que ses bienfaits sont multiples ? 👉 Elle régule le stress et l’anxiété. 👉 Elle booste la motivation (essayez donc de ranger votre maison sans musique : vous verrez la différence !). 👉 Elle accompagne la méditation et favorise un sommeil réparateur. 👉 Elle ranime des souvenirs positifs, ravive la joie. 👉 Et surtout, elle aide à se reconnecter à soi, ici et maintenant.
🎶 Ma playlist naturo-musicale de l’été
Cette année, j’ai eu envie de créer pour vous (et pour moi !) une playlist spéciale été. Vous y trouverez des musiques relaxantes, mais aussi des chansons porteuses de messages inspirants. Un petit rituel audio pour se rappeler, chaque jour, de prendre soin de soi.
Voici un petit aperçu de ce que vous y trouverez :
✨ Respire ! Un titre pour vous inviter à revenir à l’essentiel : votre souffle. Quand tout s’emballe, arrêtez-vous, inspirez profondément… et laissez la magie opérer. Plus votre respiration est calme, plus votre esprit et votre corps se relâchent.
✨ Mode farniente activé ! Parce qu’il est sain – et même vital – de ne rien faire. L’été est la saison du slow down. Autorisez-vous à buller, à faire la sieste, à regarder les nuages passer. C’est bon pour le moral et pour votre système nerveux.
✨ Bouge, bouge ! Se reposer, oui, mais ne pas s’oublier non plus : notre corps a besoin de bouger pour rester en forme. Dansez, marchez pieds nus sur l’herbe, partez faire un tour à vélo… ou tout simplement balancez-vous au rythme de cette chanson entraînante !
✨ Croque l’été ! Et si vous profitiez de cette période pour faire le plein de fruits, de légumes, de belles salades colorées ? L’été, la nature regorge de trésors vitaminés. Croquez-la à pleines dents, votre vitalité vous dira merci.
✨ Et si… ? Et si vous essayiez quelque chose de nouveau ? La période estivale est propice aux envies créatives. Peinture, chant, danse, écriture… osez ! Peut-être qu’une nouvelle passion vous attend au détour d’un pinceau ou d’une note de musique.
🌟 Cet été, laissez la musique vous guider vers plus de bien-être
Je continuerai à alimenter cette playlist tout au long de l’été, pour vous accompagner dans vos moments de détente, de réflexion ou d’énergie retrouvée.
Les Novel Foods (ou « nouveaux aliments ») désignent, selon la réglementation européenne, tout aliment qui n’était pas consommé de manière significative au sein de l’Union européenne avant le 15 mai 1997. Cette catégorie englobe des aliments très variés, allant des insectes et des algues à de nouvelles sources de protéines végétales, ou encore des aliments traditionnels provenant de pays tiers. L’objectif de la réglementation sur les novel foods est de favoriser l’innovation alimentaire tout en garantissant la sécurité du consommateur (par exemple, en signalant les risques d’allergies).
Si en Europe certaines de ces denrées sont perçues comme nouvelles ou exotiques, il est important de noter que nombre d’entre elles sont consommées depuis des siècles ailleurs dans le monde. C’est le cas des insectes comestibles. Ils font partie intégrante des habitudes alimentaires dans de nombreuses régions du globe . On estime d’ailleurs qu’environ 2 milliards de personnes consomment régulièrement des insectes, issus d’une diversité de plus de 2 000 espèces comestibles. Ainsi, ce qui est « novel » pour l’Occident peut être une tradition ancestrale sous d’autres latitudes. La République démocratique du Congo (RDC) en offre une illustration parlante : la consommation d’insectes y est ancrée dans la culture locale. On constate comment tradition et modernité peuvent se rejoindre dans notre alimentation.
Dans cet article dans le cadre de ma série « Mange ta soupe ! », nous explorerons d’abord la soupe madesu, un plat congolais nourrissant et emblématique (sans insectes toutefois !), avant de nous pencher sur la consommation traditionnelle d’insectes en RDC. Nous examinerons ensuite comment ces pratiques s’inscrivent dans la thématique des novel foods et quelles sont les nouvelles réglementations européennes en la matière.
La soupe madesu : un plat nourrissant et ancré dans la culture congolaise
La soupe madesu est un mets traditionnel de la RDC, particulièrement apprécié pour sa simplicité et sa richesse nutritive. En lingala (une des langues nationales du Congo), madesu signifie « haricot », et le plat tire son nom de cet ingrédient de base . Il s’agit essentiellement d’un ragoût de haricots souvent préparé avec de l’huile de palme et une sauce tomate parfumée. Les recettes varient selon les régions et les familles, mais les ingrédients classiques incluent des haricots blancs (préalablement bouillis), de la tomate, un oignon, de l’ail, une feuille de laurier pour aromatiser, ainsi qu’un peu d’huile de palme (ingrédient central de la cuisine congolaise depuis des millénaires). On peut y ajouter du sel, du poivre, et parfois un cube de bouillon pour rehausser le goût. Ce plat rustique se consomme généralement avec du riz (on parle alors de loso na madesu, « riz et haricots »), ce qui en fait un repas complet et équilibré. Le madesu peut être servi très liquide, façon soupe, ou bien plus épais, proche d’un ragoût, selon les préférences .
Bienfaits nutritionnels des haricots
Les haricots, cœur de la soupe madesu, constituent une véritable mine de nutriments. Ce sont des légumineuses riches en protéines végétales, ainsi qu’en fibres alimentaires. Ils apportent de nombreux micronutriments essentiels : fer, zinc, magnésium, potassium, calcium, folates (vitamine B9), vitamines du groupe B, etc. Leur faible teneur en lipides, combinée à leur richesse en fibres, en fait des alliés de la santé cardiovasculaire et de la digestion . Consommer régulièrement des haricots aide à améliorer le transit intestinal et contribue à la prévention de certaines carences en micronutriments (par exemple, le fer contenu dans les légumineuses aide à prévenir l’anémie ferriprive). Dans l’alimentation congolaise, les haricots occupent une place importante car ils représentent une source de protéines accessible et bon marché pour de nombreuses familles, en particulier en milieu rural. Ils viennent utilement compléter les céréales et féculents (manioc, maïs, riz…) qui constituent l’autre pilier de l’alimentation de base, créant ensemble un apport équilibré en acides aminés et en énergie . Le madesu illustre donc parfaitement comment un plat traditionnel peut allier sobriété (quelques ingrédients simples) et densité nutritionnelle, répondant aux besoins essentiels à moindre coût.
Recette détaillée de la soupe madesu (pour ~4 personnes) :
Les étapes ci-dessous décrivent une préparation typique de la soupe madesu.
1. Préparation des haricots – Si vous utilisez des haricots secs, rincez-les puis faites-les tremper plusieurs heures (idéalement une nuit) dans de l’eau froide. Égouttez-les. Mettez-les ensuite à cuire dans un grand volume d’eau non salée pendant environ 1 heure (ou jusqu’à ce qu’ils soient tendres). Égouttez les haricots cuits et réservez. (Astuce : Cette étape peut être anticipée, et on peut aussi utiliser des haricots blancs en conserve pour gagner du temps.)
2. Base aromatique – Épluchez et émincez un gros oignon ainsi qu’une gousse d’ail. Dans une marmite ou une casserole, faites chauffer 2 cuillères à soupe d’huile de colza (à la place de l’huile de palme) à feu moyen. Faites-y revenir l’oignon émincé jusqu’à ce qu’il devienne tendre et translucide.
3. Cuisson de la sauce tomate – Lorsque l’oignon est bien fondu, ajoutez l’ail émincé et une feuille de laurier. Incorporez ensuite 4 tomates fraîches concassées (ou une boîte de pulpe de tomate) . Versez un petit verre d’eau pour allonger la sauce. Portez à ébullition douce, puis laissez mijoter une vingtaine de minutes à feu doux. La sauce va légèrement réduire et s’imprégner des arômes du laurier et de l’ail.
4. Incorporation des haricots – Ajoutez les haricots cuits et égouttés dans la marmite. Mélangez bien pour les enrober de sauce tomate. Si la préparation vous semble trop épaisse, vous pouvez ajouter un peu d’eau pour obtenir la consistance désirée (d’une soupe onctueuse à un ragoût plus épais, selon votre goût). Laissez mijoter encore 15 à 20 minutes à feu doux en remuant de temps en temps. Les haricots vont s’imprégner de la sauce et des saveurs. Salez et poivrez en fin de cuisson selon votre convenance.
5. Service – Retirez la feuille de laurier. Servez la soupe madesu bien chaude. Ce plat se déguste idéalement avec du riz blanc pour former un repas complet. Vous pouvez aussi l’accompagner de banane plantain cuite à la vapeur ou grillée, comme cela se fait dans certaines régions du Congo, pour une touche sucrée-salée originale. Bon appétit !
La soupe madesu n’est pas seulement un plat nourrissant ; elle revêt aussi une dimension culturelle forte en RDC. Préparé lors des repas familiaux quotidiens comme lors des grandes occasions, ce mets convivial symbolise le partage et la générosité de la cuisine congolaise. À travers la cuisson lente des haricots dans la sauce parfumée, c’est tout un savoir-faire culinaire traditionnel qui se transmet de génération en génération. Ainsi, le madesu est un exemple de patrimoine gastronomique local apportant des bienfaits concrets en termes de nutrition. À l’heure où l’on cherche à promouvoir des régimes alimentaires plus sains et durables, ce type de plat mérite d’être mis en valeur, car il démontre qu’il est possible de conjuguer plaisir gustatif, apports nutritifs et produits de base accessibles.
Les insectes comestibles en RDC : une tradition et une innovation
En République démocratique du Congo, la consommation d’insectes comestibles fait partie des traditions alimentaires bien établies. Dans de nombreuses communautés, certains insectes sont considérés comme de véritables mets délicats, prisés pour leur saveur autant que pour leurs qualités nutritives. Parmi les espèces les plus consommées et appréciées figurent en premier lieu les chenilles (les larves de papillons, communément appelées mbinzi ou mikana selon les dialectes locaux). Les chenilles occupent une place de choix dans l’assiette congolaise : on estime qu’environ 96 tonnes de chenilles sont fournies chaque année sur le seul marché de Kinshasa, la capitale – un chiffre qui illustre l’ampleur de cette consommation traditionnelle. Ces chenilles, souvent récoltées en forêt pendant la saison des pluies, sont généralement bouillies puis séchées ou fumées afin de pouvoir être conservées et vendues tout au long de l’année. On les cuisine ensuite sautées, en sauce tomate, ou intégrées à d’autres préparations locales, apportant une saveur umami prononcée aux plats.
Outre les chenilles, d’autres insectes font partie du menu en RDC selon les régions et les saisons. Les criquets et sauterelles (termes souvent utilisés de manière interchangeable pour désigner des orthoptères) sont consommés dans certaines provinces, grillés ou frits, offrant un goût croustillant et légèrement salé rappelant celui des crevettes. Les termites ailés, qui émergent par nuées après les premières pluies, sont également ramassés par les habitants : une fois rôtis à sec dans une poêle, ces termites deviennent un en-cas croustillant très apprécié, riche en matières grasses. On peut citer également les larves de coléoptères, par exemple les larves de charançons du palmier (bébés coléoptères vivant dans le tronc des palmiers), qui sont dégustées dans certaines zones forestières. En réalité, la liste des insectes consommés en RDC est longue et diversifiée, reflétant la biodiversité du pays et le savoir traditionnel des communautés sur les ressources comestibles de leur environnement . En Afrique centrale et ailleurs, on dénombre des centaines d’espèces d’insectes comestibles, des fourmis aux cigales, qui font partie intégrante des habitudes alimentaires locales depuis des générations.
Valeur nutritionnelle et atouts écologiques : Les insectes se distinguent par leurs excellentes qualités nutritionnelles. Sur le plan nutritif, ils offrent une teneur élevée en protéines de haute qualité (souvent entre 40 et 65 % de leur poids sec, selon l’espèce) ainsi qu’un profil d’acides aminés essentiels complet . Ils contiennent en outre des lipides (dont une part d’acides gras insaturés bénéfiques), des vitamines (notamment du groupe B) et des minéraux en quantité intéressante . Par exemple, de nombreuses espèces présentent des niveaux de fer et de zinc comparables ou supérieurs à ceux de la viande rouge , ce qui en fait de bons alliés pour prévenir les carences en micronutriments. En RDC, où persistent des problèmes de malnutrition et où l’accès aux sources classiques de protéines (viande, poisson, œufs) peut être limité dans les zones rurales, les insectes jouent un rôle non négligeable pour améliorer l’apport nutritionnel des populations . Leur richesse en protéines et en calories aide à combler les déficits protéino-énergétiques, tandis que leurs micronutriments (fer, vitamines) contribuent à combattre les carences spécifiques . Consommer des chenilles ou des criquets revient ainsi à manger un « concentré » de nutriments, issu de l’environnement local et disponible à moindre coût lors des bonnes saisons.
Au-delà de la nutrition, les insectes comestibles offrent un avantage écologique notable, ce qui explique qu’on les présente aujourd’hui comme une innovation prometteuse pour l’alimentation durable. Du point de vue environnemental, l’élevage ou la collecte d’insectes a une empreinte bien plus légère que celle de l’élevage du bétail traditionnel. En effet, les insectes émettent relativement peu de gaz à effet de serre au cours de leur vie et nécessitent beaucoup moins d’espace pour être élevés. D’une manière générale, les besoins en alimentation des insectes sont modestes (beaucoup d’espèces peuvent être nourries de résidus végétaux ou de sous-produits agricoles), et leur rendement de conversion alimentaire est très efficace : une grande partie de ce qu’ils consomment est convertie en biomasse utile, là où les animaux d’élevage classiques gaspillent une portion importante de l’énergie ingérée en chaleur ou en déplacement. En somme, élever des insectes pour l’alimentation humaine ou animale permet d’économiser des ressources naturelles (eau, sols, nourriture) tout en réduisant la pollution. Ces qualités écologiques rejoignent les préoccupations actuelles de lutte contre le changement climatique et de recherche de systèmes alimentaires plus soutenables.
Tradition et innovation : La longue tradition entomophage de la RDC est aujourd’hui regardée sous un jour nouveau à l’aune des défis mondiaux de sécurité alimentaire. Ce qui relevait du savoir ancestral – collecter des insectes sauvages pour diversifier son alimentation – est désormais perçu comme une innovation à valoriser pour l’avenir. Des projets pilotes ont vu le jour en RDC visant à développer l’élevage d’insectes à petite échelle (par exemple de chenilles ou de criquets), soutenus par des organisations internationales. La FAO, notamment, a lancé un projet à Kinshasa pour former des agriculteurs urbains à l’élevage d’insectes comestibles, en montrant que cela peut constituer une façon saine et durable de lutter contre la malnutrition tout en générant de nouveaux revenus. L’idée est de renforcer le rôle traditionnel des insectes dans le régime local, tout en utilisant des méthodes modernes pour améliorer la disponibilité, la sécurité sanitaire et la régularité de cette ressource alimentaire. On voit donc un pont se créer entre tradition et modernité : les connaissances locales (sur la récolte, la préparation des insectes) se combinent aux approches scientifiques et entrepreneuriales (élevage contrôlé, conditionnement, commercialisation) pour intégrer les insectes dans une alimentation urbaine et contemporaine. Cette dynamique d’innovation, inspirée des pratiques traditionnelles, illustre parfaitement l’esprit des novel foods : introduire sur le marché des aliments « nouveaux » pour certains consommateurs, mais qui existent de longue date ailleurs, en veillant à leur qualité et à leur acceptation.
Enfin, il est intéressant de comparer la situation de la RDC avec celle de l’Europe sur ce thème. En RDC, manger des insectes est courant dans plusieurs communautés, bien qu’il existe aussi des groupes ou des individus qui, pour des raisons culturelles ou religieuses, s’en abstiennent (certaines ethnies considèrent par exemple que telle chenille est taboue, ou que la consommation d’insectes est réservée à des circonstances particulières). En Europe, au contraire, l’entomophagie avait pratiquement disparu des habitudes depuis des siècles, et ce n’est que récemment qu’elle refait surface via les novel foods. Le contraste est frappant : ce qui est tradition en Afrique apparaît comme une curiosité en Occident. Cependant, les choses évoluent et les perceptions changent progressivement. Les scientifiques mettent en avant les avantages nutritionnels et écologiques des insectes comestibles, et un nombre croissant de consommateurs européens se disent prêts à y goûter, surtout si les insectes sont incorporés de manière discrète dans des produits (barres énergétiques, farines protéinées, snacks apéritifs, etc.). Il reste que des freins psychologiques importants subsistent : la répugnance instinctive et la néophobie alimentaire (la crainte de manger quelque chose de nouveau ou d’inconnu) figurent parmi les obstacles principaux à l’adoption des insectes en alimentation moderne. Surmonter ces barrières culturelles demandera du temps, de la sensibilisation du public, et des efforts d’éducation culinaires. L’expérience de pays comme la RDC, où l’entomophagie fait partie du patrimoine culinaire, peut servir d’inspiration pour démystifier ces aliments et montrer qu’ils peuvent être aussi savoureux et normaux que n’importe quel autre ingrédient.
Les nouvelles réglementations sur les novel foods (insectes y compris)
Face de l’essor des aliments alternatifs et du regain d’intérêt pour des sources de nutrition moins conventionnelles (insectes, algues, micro-organismes, etc.), l’Union européenne a mis à jour son cadre réglementaire sur les novel foods afin d’accompagner et encadrer leur introduction sur le marché. La réglementation européenne n° 2015/2283 sur les novel foods, entrée en application le 1ᵉʳ janvier 2018, instaure une procédure centralisée d’autorisation pour tout nouvel aliment. Dans ce cadre, les insectes entiers et les produits dérivés d’insectes sont explicitement reconnus comme des novel foods à part entière, ce qui signifie que pour être vendus comme aliments, ils doivent faire l’objet d’une évaluation de sécurité alimentaire et d’une autorisation spécifique. Cette reconnaissance a ouvert la voie, ces dernières années, à plusieurs demandes d’approbation déposées par des entreprises souhaitant commercialiser des insectes comestibles en Europe.
Concrètement, la procédure fonctionne ainsi : un producteur qui souhaite vendre un insecte (par exemple un grillon) ou un ingrédient à base d’insecte (par exemple de la poudre de grillon) doit déposer un dossier scientifique détaillé sur la composition du produit, son mode de production, son innocuité, etc. L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) examine alors ce dossier et publie un avis scientifique. Si l’EFSA conclut que l’aliment est sûr dans les conditions d’utilisation proposées, la Commission européenne soumet une proposition d’autorisation aux États membres. Une fois l’autorisation officiellement accordée (via un règlement d’exécution publié au Journal Officiel de l’UE), le novel food peut être mis sur le marché européen. À ce jour, grâce à ce processus, plusieurs espèces d’insectes ont déjà obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe : c’est le cas par exemple du ver de farine jaune (larve de Tenebrio molitor, autorisée en 2021), du criquet migrateur (Locusta migratoria), du grillon domestique (Acheta domesticus), ou encore des larves de charançon (Alphitobius diaperinus). Ces autorisations concernent diverses formes de produits : insectes entiers séchés ou congelés, poudres partiellement déshuilées incorporées dans des biscuits, pâtes ou barres protéinées, etc. Chaque autorisation s’accompagne de dispositions d’étiquetage, notamment pour avertir les consommateurs allergiques (les protéines d’insectes pouvant provoquer des réactions chez les personnes allergiques aux crustacés ou aux acariens, par exemple). L’UE veille ainsi à ce que l’introduction de ces nouveaux aliments se fasse sans risque pour la santé publique et en toute transparence pour le consommateur.
Malgré un cadre légal en place, l’adoption des insectes comestibles en Europe se heurte encore à plusieurs défis, notamment l’acceptation culturelle des consommateurs, la production industrielle à grande échelle, et les divergences réglementaires entre pays. Les initiatives actuelles misent sur l’intégration discrète des insectes dans des produits familiers, la sensibilisation aux bénéfices nutritionnels et écologiques, et l’amélioration des procédés de production. Bien que le marché reste pour l’instant de niche, les perspectives sont encourageantes : l’évolution pourrait suivre celle du sushi, avec une acceptation progressive soutenue par l’éducation, la transparence et l’inspiration des traditions culinaires du monde.
Conclusion
Face aux défis écologiques et alimentaires mondiaux, intégrer des novel foods dans notre alimentation représente une opportunité d’enrichir notre culture culinaire sans la renier. Redécouvrir des sources de protéines, de vitamines et de minéraux moins conventionnelles, comme les insectes ou les algues, peut contribuer à diversifier nos assiettes tout en allégeant notre impact environnemental. Il ne s’agit pas de bouleverser nos habitudes, mais d’ouvrir progressivement nos cuisines à de nouvelles possibilités, en reliant traditions et innovations pour construire une alimentation plus durable, saine et respectueuse de la planète.
Novel or not, l’important est que notre alimentation reste synonyme de santé, de plaisir et de respect de la planète.
Références :
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Sogari, G., et al. (2019). Factors influencing the intention to purchase insect-based food products. Frontiers in Nutrition, 6, 44. DOI: 10.3389/fnut.2019.00044.
Je suis très croyante, mais pas pratiquante. J’ai toujours ressenti une profonde connexion avec le divin, mais sans jamais m’attacher à une institution religieuse en particulier. Au fil des années, j’ai observé des dérives dans toutes les religions : dogmatismes, hypocrisies, abus de pouvoir… Le catholicisme, que je connais un peu mieux, n’échappe pas à ces critiques.
Pourtant, je me sens proche des croyants sincères, de ceux qui vivent leur foi avec humilité et bonté. Ces personnes lumineuses, on les trouve dans toutes les religions, et même en dehors. Elles incarnent, à mes yeux, ce que signifie être véritablement à l’image de Dieu.
Le pape François me semblait être de ces personnes. Bien que je ne le connaisse pas très bien, ce que j’ai entendu de lui m’a touchée. Il a été critiqué, y compris au sein de l’Église catholique, pour ses prises de position audacieuses. Cela m’a donné l’impression qu’il cherchait à ramener l’Église à l’essentiel : l’amour, la compassion, la justice.
Biographie : Jorge Mario Bergoglio, un parcours atypique
Né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, en Argentine, Jorge Mario Bergoglio était le fils d’immigrants italiens. Son père, Mario, était comptable dans les chemins de fer, et sa mère, Regina, s’occupait du foyer et de leurs cinq enfants.
Avant de devenir prêtre, il a étudié la chimie et travaillé comme technicien dans un laboratoire. Il a également été videur dans une boîte de nuit, une expérience peu commune pour un futur pape . À 21 ans, une grave infection pulmonaire l’a conduit à une opération où une partie de son poumon a été retirée. Cette épreuve a renforcé sa vocation religieuse.
En 1958, il est entré dans la Compagnie de Jésus, un ordre religieux connu pour son engagement intellectuel et social. Il a été ordonné prêtre en 1969, puis a gravi les échelons de l’Église jusqu’à devenir archevêque de Buenos Aires en 1998. En 2013, il a été élu pape, devenant le premier pontife originaire d’Amérique latine et le premier jésuite à accéder à cette fonction.
Les engagements du pape François : une Église tournée vers les périphéries
Réforme de la Curie romaine
Dès le début de son pontificat, François a entrepris une réforme en profondeur de la Curie, l’administration centrale du Vatican. Il a cherché à instaurer plus de transparence, de collégialité et de simplicité dans le fonctionnement de l’Église.
Engagement social et écologique
Le pape François a constamment défendu les plus pauvres et les marginalisés. Il a dénoncé les excès du capitalisme et plaidé pour une économie au service de l’humain. En 2015, il a publié l’encyclique Laudato si’, appelant à une écologie intégrale qui lie la protection de l’environnement à la justice sociale.
Dialogue interreligieux et inclusion
Il a œuvré pour le dialogue avec les autres religions et a encouragé une Église plus inclusive. Il a notamment appelé à une plus grande reconnaissance du rôle des femmes dans l’Église et à une meilleure écoute des laïcs .
Une personnalité marquée par l’humilité et la simplicité
François était connu pour son style de vie modeste. Il a choisi de vivre à la Maison Sainte-Marthe plutôt qu’au Palais apostolique, préférant la simplicité et la proximité avec les gens. Il était apprécié pour son franc-parler, sa chaleur humaine et son sens de l’humour.
Un psychologue clinicien a dressé son portrait, soulignant sa capacité de décision, sa robustesse et son audace rebelle . Il n’hésitait pas à bousculer les conventions pour faire avancer l’Église.
Ce qu’il nous laisse : un appel à l’authenticité
Le pape François nous laisse un héritage précieux : celui d’une foi incarnée, tournée vers l’autre, humble et engagée. Il nous rappelle que la spiritualité ne se résume pas à des rites ou des dogmes, mais qu’elle se vit dans l’amour, la justice et la compassion.
Pour moi, en tant que naturopathe et coach en nutrition, cette vision résonne profondément. La naturopathie s’intéresse à l’être humain dans sa globalité : physique, mentale, émotionnelle et spirituelle. Le message de François nous invite à prendre soin de notre intériorité, à cultiver la bienveillance envers nous-mêmes et envers les autres.
Conclusion : une lumière qui continue de briller
Le décès du pape François marque la fin d’une époque, mais son message continue de nous inspirer. Il nous a montré qu’il est possible de vivre sa foi avec authenticité, en étant à l’écoute des autres et en œuvrant pour un monde plus juste et plus fraternel.
Que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, son exemple nous rappelle l’importance de rester fidèles à nos valeurs, de chercher la vérité avec humilité et de tendre la main à ceux qui en ont besoin.
📚 Références :
Biographie et parcours
Biographie officielle du pape François – Vatican Une présentation détaillée de la vie de Jorge Mario Bergoglio, de son enfance à son pontificat.
Vata, Pitta, Kapha. Trois mots qui pourraient être les noms d’une nouvelle tendance bien-être ou d’une trilogie fantastique… et pourtant, ces trois notions sont au cœur de l’Ayurvéda.
Elles définissent votre constitution physique, votre digestion, votre mental… et même votre réaction face à un embouteillage un lundi matin.
Mais alors, qu’est-ce qu’un Dosha ? Et surtout, comment savoir lequel domine en vous ? (Petit indice : si vous hésitez entre plusieurs réponses, vous avez probablement du Vata).
Voyons cela ensemble ! 🚀
🔹 Qu’est-ce qu’un Dosha ?
En Ayurvéda, les trois Doshas représentent trois grandes forces biologiques et énergétiques qui influencent notre corps et notre esprit.
✔️ Vata (Air + Éther) → Le mouvement, la créativité, la légèreté. ✔️ Pitta (Feu + Eau) → L’intensité, la transformation, la logique. ✔️ Kapha (Eau + Terre) → La stabilité, la douceur, l’endurance.
Chacun de nous possède un mélange unique de ces trois Doshas, que l’on appelle Prakriti (notre constitution de naissance). Mais selon notre mode de vie, notre alimentation et notre niveau de stress, nos Doshas peuvent se déséquilibrer, ce qui influence notre bien-être.
Alors, lequel vous gouverne ? Passons à l’identification !
🔹 Vata : L’Artiste Tourbillon 💨
Vata en équilibre :
✅ Créatif(ve) et inspiré(e) 🌈 ✅ Léger(ère) et agile 🏃♀️ ✅ Curieux(se) et intuitif(ve) 🤔✨
Vata en déséquilibre :
❌ Esprit dispersé, mille idées mais aucun projet terminé 🤯 ❌ Anxiété, insomnie et fatigue nerveuse 😵💫 ❌ Peau sèche, ballonnements, mauvaise digestion 🏜️
Vata dans la vraie vie ?
C’est l’ami(e) qui oublie son téléphone partout, qui change d’avis toutes les trente secondes, qui parle trop vite et qui adore les nouvelles expériences.
🎯 Comment équilibrer Vata ?
Privilégier la chaleur : Manger des plats chauds, éviter les crudités.
Créer une routine stable : Se lever et manger à heures fixes pour éviter la dispersion.
S’accorder des pauses détente : Yoga doux, méditation, auto-massage à l’huile chaude.
🔹 Pitta : Le Leader Passionné 🔥
Pitta en équilibre :
✅ Déterminé(e), intelligent(e) et efficace 🎯 ✅ Métabolisme rapide, bonne digestion 🍛 ✅ Esprit logique et organisé(e) 🌟
Pitta en déséquilibre :
❌ Impatience, irritabilité, tendance à vouloir tout contrôler 😡 ❌ Brûlures d’estomac, inflammations et excès de chaleur 🌡️ ❌ Perfectionnisme extrême 📏
Pitta dans la vraie vie ?
C’est la personne qui prend toujours les décisions, qui va droit au but, qui trouve que tout devrait aller plus vite, et qui peut passer de passionné(e) à autoritaire en un clin d’œil.
🎯 Comment équilibrer Pitta ?
Refroidir le feu intérieur : Privilégier les aliments frais et doux (concombre, menthe, lait de coco).
Relâcher la pression : Pratiquer des activités calmes (promenade, méditation).
Apprendre à lâcher prise : Accepter que tout ne peut pas être parfait.
🔹 Kapha : Le Gardien de la Sérénité 🌊
Kapha en équilibre :
✅ Patient(e), aimant(e) et stable 💙 ✅ Endurant(e) et résistant(e) 💪 ✅ Bon(ne) vivant(e), apprécié(e) pour son calme et sa bienveillance 🧘♀️
Kapha en déséquilibre :
❌ Manque de motivation, tendance à procrastiner 🛋️ ❌ Digestion lente, prise de poids, rétention d’eau ⚖️ ❌ Difficulté à lâcher prise, attachement excessif 🤗
Kapha dans la vraie vie ?
C’est l’ami(e) toujours là pour écouter et réconforter, qui préfère un bon repas à une séance de sport, et qui peut parfois se montrer un peu trop casanier(ère).
🎯 Comment équilibrer Kapha ?
Dynamiser le corps et l’esprit : Bouger davantage, manger plus léger.
Stimuler les sens : Introduire des épices (gingembre, poivre, piment) et de nouvelles expériences.
Faire du tri : Ranger son espace et alléger ses émotions.
🔹 Quel est votre Dosha dominant ?
Vous avez sûrement un mélange des trois, mais l’un d’eux est généralement plus prononcé.
1️⃣ Vous oubliez vos clés tous les jours et avez mille projets en tête ? → Vata 💨 2️⃣ Vous aimez que les choses avancent vite et bien ? → Pitta 🔥 3️⃣ Vous adorez les journées cocooning sous un plaid ? → Kapha 🌊
Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas enfermés dans une seule catégorie ! L’objectif n’est pas de changer qui vous êtes, mais d’apprendre à équilibrer vos Doshas pour optimiser votre bien-être.
🔹 En résumé : Apprenez à jongler avec vos Doshas !
L’Ayurvéda nous offre une carte pour mieux comprendre nos tendances naturelles.
💡 Et surtout : nos Doshas évoluent avec le temps !
Vous étiez Vata enfant (curieux, hyperactif).
Vous êtes Pitta dans votre carrière (ambitieux, efficace).
Vous devenez Kapha en vieillissant (plus calme, posé).
Lorsque l’un des Doshas prend trop de place, il peut déstabiliser notre équilibre naturel.
Heureusement, il existe plein de solutions pour rétablir l’harmonie ! 🌿
🔹 Et vous, quel Dosha vous correspond le plus ?
Dites-moi en commentaire si vous êtes plutôt Vata l’artiste, Pitta le stratège ou Kapha le grand sage ! 😊👇
Et restez connecté(e), car bientôt, nous verrons comment équilibrer chaque Dosha avec l’alimentation et le mode de vie ayurvédique ! 🍵🌞
Voici une courte vidéo musicale pour se familiariser avec le vocabulaire des Doshas et découvrir les bases de l’Ayurveda, tout en douceur. Elle fait partie d’une playlist dédiée, idéale pour explorer l’univers de cette sagesse ancestrale en musique.
Et si le temps ne s’écoulait pas de la même façon pour tout le monde ?
Et si, en voyageant, vous pouviez réellement vieillir moins vite ?
Cette idée, qui semble tirée d’un roman de science-fiction, est pourtant bien réelle — et elle repose sur une théorie scientifique solide : la relativité restreinte d’Albert Einstein.
Aujourd’hui, je vous propose un petit voyage… dans le temps.
Le temps est relatif, c’est prouvé
Selon la théorie de la relativité, le temps n’est pas une entité fixe et universelle. Il peut s’étirer ou se contracter selon deux facteurs : la vitesse à laquelle on se déplace, et la force du champ gravitationnel dans lequel on se trouve.
Autrement dit : plus vous allez vite, plus le temps ralentit pour vous.
Et plus vous vous éloignez d’un champ gravitationnel intense, plus le temps accélère pour vous.
Ces idées, aussi étonnantes soient-elles, ne sont pas que théoriques. Elles ont été mesurées et confirmées expérimentalement, et même intégrées dans la technologie que nous utilisons au quotidien (comme les GPS, on y revient plus loin).
L’expérience Hafele–Keating : des horloges dans les airs
En 1971, deux physiciens, Joseph Hafele et Richard Keating, ont mené une expérience fascinante. Ils ont embarqué des horloges atomiques ultra-précises à bord d’avions commerciaux, faisant le tour du monde, d’abord vers l’est, puis vers l’ouest.
À leur retour, les horloges ne donnaient plus la même heure que celles restées au sol.
Celles qui avaient volé vers l’est (dans le sens de rotation de la Terre) avaient ralenti.
Celles qui avaient volé vers l’ouest avaient, au contraire, gagné un peu de temps.
Les différences étaient minuscules mais mesurables, et correspondaient parfaitement aux prédictions de la relativité d’Einstein.
Et dans un avion aujourd’hui, est-ce que vous vieillissez moins vite ?
Techniquement… oui.
Mais seulement de quelques milliardièmes de seconde.
Lorsque vous prenez l’avion, deux effets relativistes s’opposent :
Le fait de se déplacer rapidement ralentit le temps pour vous (relativité restreinte).
Le fait d’être plus haut dans l’atmosphère vous éloigne du centre de gravité terrestre, ce qui accélère légèrement le temps pour vous (relativité générale).
Les horloges atomiques modernes ont permis de mesurer ces différences, même sur des trajets en avion. C’est infinitésimal, mais bien réel.
Des satellites, des GPS… et la relativité au quotidien
Le système GPS est l’exemple parfait d’une technologie qui dépend de la relativité.
Les satellites GPS tournent à très grande vitesse autour de la Terre, et sont positionnés bien au-dessus de sa surface. Sans correction relativiste, leurs horloges dériveraient tellement que nos téléphones se tromperaient de plusieurs kilomètres par jour !
C’est dire à quel point le temps, dans l’espace, n’est pas le même qu’au sol.
Et si voyager ne ralentissait pas vraiment le temps, mais changeait notre perception du temps vécu ?
Sur le plan purement physique, vous ne gagnerez pas d’années en prenant l’avion.
Mais sur le plan humain ? Voyager remplit le temps. Il le rend plus dense, plus vivant.
On dit parfois qu’une journée de voyage « vaut une semaine de routine ».
C’est peut-être ça, ralentir le vieillissement : vivre intensément, s’ouvrir à d’autres rythmes, sortir de l’automatisme.
Le paradoxe est joli, vous ne trouvez pas ?
Plus on bouge, plus on vit… et quelque part, un peu moins on vieillit.
Cette réflexion / recherche fait suite à un cours que je viens de suivre en naturopathie sur les Rythmes Biologiques. Voici une petite chanson amusante inspirée par ce cours :
La nuit tombe doucement sur Marrakech. Les ruelles s’emplissent d’une effervescence particulière. Dans les souks, les dernières emplettes s’échangent dans une atmosphère à la fois paisible et électrique. On achète des dattes, du lait, du miel, des herbes parfumées. Dans les maisons, une odeur enivrante flotte déjà : celle de la harira, la soupe chaude et épicée qui annoncera, dans quelques instants, la fin du jeûne. Les rues sont encore calmes… Mais dans quelques minutes, à l’appel du muezzin, elles vont se vider d’un coup. Car c’est l’heure de l’iftar (vous trouverez un petit lexique du Ramadan et de la cuisine marocaine à la fin de cet article).
Qu’est-ce que le Ramadan ? Un voyage dans le temps
Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire islamique. C’est un mois sacré, durant lequel les musulmans du monde entier jeûnent de l’aube au coucher du soleil. Mais pourquoi ce mois-là en particulier ?
Selon la tradition, c’est au cours de ce mois que le Prophète Mohammed aurait reçu la première révélation du Coran, à travers l’ange Gabriel. Depuis, chaque année, les croyants observent le jeûne, appelé « sawm », comme un acte de purification du corps et de l’esprit, un retour à l’essentiel, un moment de discipline et de réflexion.
Mais contrairement aux idées reçues, le Ramadan ne se limite pas à l’abstinence de nourriture et de boisson. C’est aussi un temps de spiritualité profonde, de solidarité, d’entraide et de pardon.
Le Ramadan au Maroc : Une immersion dans les traditions
Avant l’aube : Le Suhoor, un repas d’énergie et de partage
Dans les foyers marocains, avant même que le soleil ne pointe son nez, une lumière vacille dans la cuisine. On y prépare le suhoor, le dernier repas avant le lever du jour. Ce repas est crucial : il doit apporter l’énergie nécessaire pour affronter la journée de jeûne.
Au menu ? ✅ Du lait et des dattes, sources d’énergie rapide. ✅ Du pain de semoule (batbout) avec du miel ou de l’huile d’olive. ✅ Du thé à la menthe, pour hydrater et réveiller doucement le corps. ✅ Des amandes, des figues et parfois des œufs ou du fromage frais.
Les familles prennent ce repas dans une atmosphère douce et paisible, presque chuchotée, tandis qu’au loin, l’appel du muezzin rappelle que l’aube approche.
Le jeûne en journée : Entre travail, prière et patience
Une fois le soleil levé, le jeûne commence. Pas de nourriture, pas d’eau, pas même un café. Mais le Ramadan, c’est bien plus qu’un simple défi physique.
🚶♂️ Comment se sent-on pendant la journée ?
Les premiers jours sont souvent les plus difficiles : la faim se fait sentir, l’énergie diminue, et certains ressentent des maux de tête liés à l’arrêt du café ou du thé. Mais progressivement, le corps s’adapte. Beaucoup témoignent même d’un sentiment de légèreté, d’un esprit plus clair.
Au Maroc, pendant le Ramadan, les journées tournent au ralenti. Les horaires de travail sont souvent aménagés, les commerces ouvrent plus tard. Dans l’après-midi, les rues se remplissent de senteurs alléchantes : du pain chaud, des cornes de gazelle, des crêpes msemen dorées… Des odeurs qui mettent à l’épreuve la patience des jeûneurs !
L’iftar : Un instant de pure magie
Quand le soleil descend à l’horizon, l’ambiance change du tout au tout. Quelques minutes avant la rupture du jeûne, tout s’accélère.
Sur la table, un rituel immuable : ✅ Les dattes et le lait, pour une rupture en douceur. ✅ Un verre d’eau fraîche ou de jus d’orange pressé. ✅ Un bol fumant de harira, cette soupe réconfortante aux pois chiches et aux épices. ✅ Des chebakias, ces petits gâteaux au miel parfumés à la fleur d’oranger. ✅ Du pain fait maison, des œufs, du fromage et parfois des briouates salées.
Le silence s’installe, chacun prend sa première bouchée après une journée de jeûne. Ce premier instant est indescriptible, mélange de soulagement, de gratitude et de plaisir.
Après l’iftar, on prend le temps de savourer, puis on se rend à la mosquée pour la prière du tarawih. Les nuits de Ramadan sont longues et animées : les familles se retrouvent, les cafés restent ouverts tard, certains profitent pour réciter le Coran, d’autres pour partager des moments conviviaux.
Le Ramadan, une épreuve ou une bénédiction ?
🚶♂️ Comment se sentent les musulmans après un mois de jeûne ?
Une fois le Ramadan terminé, beaucoup ressentent un mélange d’émotions.
🎇 Un sentiment de fierté d’avoir tenu tout le mois. 🙏 Une spiritualité renforcée, une sensation de purification intérieure. 💡 Un apprentissage de la patience et de la discipline. 🍽 Une nouvelle appréciation de la nourriture, chaque repas ayant été dégusté avec une gratitude profonde.
Mais il y a aussi une nostalgie : celle des soirées animées, des repas partagés, du sentiment de communion qui s’installe pendant ce mois unique.
Le Ramadan, un pont entre les cultures ?
On pourrait croire que le Ramadan concerne uniquement les musulmans. Pourtant, c’est une expérience qui peut être source d’inspiration pour tous.
Au Maroc, il n’est pas rare que des non-musulmans partagent l’iftar avec leurs amis ou leurs voisins. Certains essayent même de jeûner par curiosité, pour comprendre cette discipline. Car le jeûne, bien au-delà de la religion, est aussi une pratique universelle, présente dans de nombreuses traditions à travers le monde.
🌍 Et si nous regardions le Ramadan autrement ?
Plutôt que de le voir comme une simple privation, pourquoi ne pas le percevoir comme une opportunité de se recentrer, de ralentir, de goûter chaque bouchée avec conscience ?
Et pourquoi ne pas commencer par goûter la harira ? Une soupe qui, bien plus qu’un plat, est une invitation au voyage, au partage et à l’unité.
📌 La Recette Authentique de la Harira Marocaine
La harira est bien plus qu’une simple soupe : elle est un symbole de réconfort et de partage. Voici une recette traditionnelle marocaine, avec des alternatives pour l’adapter selon les goûts et les régimes alimentaires.
🛒 Ingrédients (pour 6 personnes)
🫘 Légumineuses et céréales :
100 g de pois chiches (trempés la veille)
100 g de lentilles
50 g de vermicelles fins (cheveux d’ange)
2 c. à soupe de farine (ou de maïzena pour une version sans gluten)
🍅 Base de la soupe :
4 tomates bien mûres (ou 400 g de coulis de tomate)
1 oignon haché
1 branche de céleri finement hachée
1 bouquet de coriandre fraîche ciselée
1 bouquet de persil frais ciselé
🫙 Épices et assaisonnement :
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de gingembre en poudre
1/2 c. à café de cannelle
1/2 c. à café de poivre noir
Sel selon goût
1 pincée de safran (optionnel)
🥩 Viande (optionnel) :
200 g de viande de bœuf ou d’agneau coupée en petits morceaux (facultatif, peut être remplacé par du tofu ou des champignons pour une version végétarienne)
🫒 Autres :
2 c. à soupe d’huile d’olive
1,5 L d’eau ou de bouillon de légumes
👨🍳 Préparation
1️⃣ Faire revenir la base Dans une grande marmite, faire chauffer l’huile d’olive, puis ajouter l’oignon, le céleri et la viande (si utilisée). Laisser revenir quelques minutes jusqu’à ce que l’oignon soit translucide.
2️⃣ Ajouter les épices et les tomates Ajouter le curcuma, le gingembre, la cannelle, le poivre et le sel. Incorporer les tomates mixées ou le coulis. Bien mélanger et laisser mijoter 5 minutes.
3️⃣ Incorporer les légumineuses Ajouter les pois chiches et les lentilles, puis verser l’eau ou le bouillon. Porter à ébullition, puis réduire le feu et laisser cuire à couvert pendant 45 minutes à 1 heure, jusqu’à ce que les pois chiches soient tendres.
4️⃣ Épaissir la soupe Dans un bol, mélanger la farine avec un peu d’eau pour obtenir une pâte lisse. Verser ce mélange progressivement dans la soupe en remuant constamment pour éviter les grumeaux.
5️⃣ Ajouter les vermicelles et les herbes Incorporer les vermicelles, la coriandre et le persil, et laisser cuire encore 10 minutes en remuant régulièrement.
6️⃣ Déguster Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Servir bien chaud, accompagné de dattes et de pain marocain (khobz).
✨ Conseil : La harira est encore meilleure le lendemain, car les saveurs ont eu le temps de se développer.
📖 Petit Lexique du Ramadan et de la Cuisine Marocaine
🌙 Termes religieux et culturels liés au Ramadan
Ramadan (رمضان) → Neuvième mois du calendrier islamique, période de jeûne et de prière.
Sawm (صوم) → Le jeûne, qui consiste à s’abstenir de manger, boire et fumer du lever au coucher du soleil.
Iftar (إفطار) → Le repas de rupture du jeûne, pris au coucher du soleil.
Suhoor (سحور) → Le dernier repas avant l’aube, qui permet de tenir la journée.
Tarawih (تراويح) → Prières nocturnes effectuées après la prière d’isha (celle du soir) pendant le Ramadan.
Laylat al-Qadr (ليلةالقدر) → La « Nuit du Destin », une nuit sacrée du Ramadan où les prières sont particulièrement exaucées.
Zakat (زكاة) → Aumône obligatoire pour les musulmans qui en ont les moyens, souvent distribuée aux plus démunis pendant le Ramadan.
Eid al-Fitr (عيدالفطر) → La fête qui marque la fin du Ramadan, célébrée avec des repas festifs et des cadeaux.
🍲 Vocabulaire culinaire marocain lié au Ramadan
Harira (حريرة) → Soupe traditionnelle marocaine à base de pois chiches, lentilles et tomates.
Chebakia (شباكية) → Pâtisserie marocaine enrobée de miel et parfumée à l’anis et à la cannelle.
Briouate (بريوات) → Feuilleté farci, sucré ou salé, souvent servi à l’iftar.
Batbout (بطبوط) → Pain marocain à la poêle, moelleux et idéal pour accompagner la harira.
Sellou (سلو) → Mélange sucré de farine grillée, amandes, miel et épices, riche en énergie pour le Ramadan.
Khobz (خبز) → Pain traditionnel marocain, souvent cuit au four en galette épaisse.
Zamzam (زمزم) → Eau sacrée provenant d’un puits à La Mecque, consommée avec respect.
🗣 Phrases utiles en arabe marocain (darija) et en arabe classique
Le régime traditionnel Inuit : un cadeau de la nature ?
« Mange ta soupe, c’est un cadeau de la nature ! » Cette phrase résonne dans de nombreuses cultures où la nourriture est un symbole de partage et de transmission. Aujourd’hui, nous allons explorer un régime ancestral qui intrigue les scientifiques et qui nous offre une perspective unique sur la nutrition : le régime traditionnel des Inuits du Groenland.
Un régime extrême, riche en lipides et pauvre en glucides
Les Inuits ont survécu pendant des siècles dans un environnement où les fruits, les légumes et les céréales étaient quasiment absents. Leur alimentation reposait principalement sur les mammifères marins (phoques, morses, baleines), les poissons et quelques animaux terrestres comme le caribou. Ce régime était donc extrêmement riche en lipides, modéré en protéines et très pauvre en glucides.
De prime abord, ce mode d’alimentation semble correspondre à un régime cétogène, qui pousse le corps à utiliser les corps cétoniques comme source principale d’énergie. Cependant, les recherches récentes révèlent que les Inuits ne sont pas en cétose permanente. Pourquoi ? Parce que leur métabolisme s’est adapté génétiquement à leur régime riche en graisses !
Les particularités génétiques des Inuits
Des études récentes ont identifié une mutation dans le gène CPT1A chez les Inuits. Ce gène est essentiel pour la transformation des graisses en énergie via la bêta-oxydation. Or, la mutation spécifique à cette population réduit la production de corps cétoniques. Cela signifie que, malgré un régime apparemment cétogène, les Inuits utilisent différemment les lipides : ils brûlent directement les graisses sans produire de grandes quantités de cétones.
Autre particularité : leur capacité à gérer les oméga-3 est unique. Leurs gènes FADS1 et FADS2, impliqués dans la synthèse des acides gras essentiels, ont été modifiés par la sélection naturelle, leur permettant de mieux réguler leurs niveaux d’acides gras polyinsaturés.
De la tradition à la modernité : une transition alimentaire à risque
L’introduction des aliments occidentaux au Groenland a bouleversé les habitudes alimentaires inuites. Là où autrefois les Inuits consommaient principalement des aliments riches en nutriments et pauvres en glucides, on observe aujourd’hui une augmentation des aliments transformés, riches en sucres et en féculents.
Ce changement a entraîné une explosion des maladies métaboliques, notamment du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Le variant du gène TBC1D4, présent chez environ 25 % des Inuits, aggrave la situation : il diminue la captation du glucose par les muscles, rendant l’organisme plus vulnérable aux effets néfastes du sucre.
Quelles leçons peut-on en tirer pour notre alimentation ?
Le régime inuit nous rappelle que l’alimentation doit être adaptée à notre héritage génétique et notre mode de vie. Pour beaucoup d’entre nous, suivre un régime très pauvre en glucides peut être bénéfique, mais il faut garder à l’esprit que notre physiologie n’est pas celle des Inuits. Nous n’avons pas la même adaptation aux graisses marines ni la même capacité à gérer les lipides sans produire de cétones.
En revanche, il est intéressant de s’inspirer de certains principes du régime inuit :
Privilégier des aliments riches en bons lipides, comme les poissons gras et les viandes nourries naturellement.
Réduire les sucres raffinés et éviter l’excès de glucides inutiles.
Consommer des aliments entiers et non transformés, en favorisant les produits naturels et locaux.
Respecter nos propres besoins et notre héritage génétique, sans chercher à imiter des régimes qui ne nous correspondent pas nécessairement.
Soupe traditionnelle des inuits du Groenland
La cuisine traditionnelle inuit du Groenland est différente des soupes européennes traditionnelles. Les recettes classiques sont assez simples, souvent à base de poisson, d’eau, de sel, et parfois de quelques herbes sauvages ou d’algues si disponibles. Le Suaasat est la soupe la plus courante, pouvant être préparée avec du poisson, comme le saumon ou l’omble du nord. Traditionnellement, on utilise l’intégralité du poisson, y compris les arêtes et parfois les entrailles. Une recette authentique inclurait du poisson, de l’eau, du sel et peut-être un peu d’algues ou de graisse animale.
Voici une version simplifiée d’une recette traditionnelle inuit, inspirée du Groenland, respectant la pureté des saveurs naturelles du poisson. Cette recette est volontairement minimaliste, comme le veut la cuisine inuit traditionnelle.
Ingrédients :
500 g de saumon
1 litre d’eau
2 oignons hachés
2 carottes coupées en rondelles
2 pommes de terre (facultatif, adaptation moderne)
1 feuille de laurier
Sel et poivre au goût
Quelques baies nordiques (airelles ou myrtilles, facultatif)
Préparation :
Faire bouillir l’eau dans une grande marmite.
Ajouter le poisson et laisser mijoter à feu doux pendant environ 1 heure.
Ajouter les légumes, les baies et les épices, puis laisser mijoter encore 30 minutes.
Servir chaud et savourer ce plat nourrissant et ancestral.
Conclusion
Le régime inuit est une fascinante leçon de nutrition et d’adaptation. Il nous rappelle que la nature offre ce dont nous avons besoin pour survivre, mais aussi que notre alimentation doit être cohérente avec notre mode de vie et notre physiologie. Manger mieux, ce n’est pas seulement adopter un régime à la mode, c’est comprendre notre propre histoire et nos besoins !
Alors, prêts à explorer de nouvelles saveurs tout en apprenant des cultures ancestrales ? Mange ta soupe, c’est un cadeau de la nature !
Vidéo de la série « Mange ta soupe ! » (existe aussi en anglais, et en langue traditionnelle du Groenland) :
Références, pour en savoir plus sur le régime inuit et son évolution :
Fumagalli, M., Moltke, I., Grarup, N., Racimo, F., Bjerregaard, P., Jørgensen, M. E., Korneliussen, T. S., Gerbault, P., Skotte, L., Linneberg, A., Christensen, C., Brandslund, I., Jørgensen, T., Huerta-Sánchez, E., Schmidt, E. B., Pedersen, O., Hansen, T., Albrechtsen, A., & Nielsen, R. (2015). Greenlandic Inuit show genetic signatures of diet and climate adaptation. Science (New York, N.Y.), 349(6254), 1343–1347. https://doi.org/10.1126/science.aab2319
Long, M., Sonne, C., Dietz, R., Bossi, R., Jørgensen, N., Olsen, T. I., & Bonefeld-Jørgensen, E. C. (2023). Diet, lifestyle and contaminants in three east Greenland Inuit municipalities. Chemosphere, 344, 140368. https://doi.org/10.1016/j.chemosphere.2023.140368
Senftleber, N. K., Overvad, M., Dahl-Petersen, I. K., Bjerregaard, P., & Jørgensen, M. E. (2021). Diet and physical activity in Greenland: genetic interactions and associations with obesity and diabetes. Applied physiology, nutrition, and metabolism = Physiologie appliquee, nutrition et metabolisme, 46(8), 849–855. https://doi.org/10.1139/apnm-2021-0020
Bjerregaard, P., & Jeppesen, C. (2010). Inuit dietary patterns in modern Greenland. International journal of circumpolar health, 69(1), 13–24. https://doi.org/10.3402/ijch.v69i1.17387
Introduction : La sophrologie, un outil puissant pour l’équilibre intérieur
Le stress, les émotions négatives, la fatigue mentale… Aujourd’hui, nous sommes nombreux à chercher des solutions naturelles pour retrouver l’équilibre. La sophrologie, encore méconnue du grand public, est une méthode de relaxation dynamique qui permet de mieux gérer son bien-être au quotidien.
Née dans les années 1960, cette discipline associe respiration contrôlée, détente musculaire et visualisation positive pour favoriser un état de conscience apaisé et éveillé. Mais à quoi sert-elle vraiment ? Quels sont ses bienfaits et ses applications ? Découvrons ensemble cette science du bien-être, accessible à tous.
Qu’est-ce que la sophrologie ?
La sophrologie est une méthode psycho-corporelle qui vise à harmoniser le corps et l’esprit. Elle s’inspire de plusieurs courants tels que :
L’hypnose pour la suggestion positive (Charcot, Freud),
Le yoga, le Boudhisme tibétain, le Zen japonais, pour le travail sur la respiration et la conscience du corps,
La méditation pour la relaxation profonde,
La psychologie, la phénoménologie (Husserl), pour l’observation des ressentis sans jugement,
L’autosuggestion positive (Méthode Coué).
Son objectif principal est de développer la conscience sophronique, un état de pleine présence où l’on apprend à mieux écouter ses sensations et ses émotions.
À quoi sert la sophrologie ?
La sophrologie permet d’améliorer de nombreux aspects de la vie quotidienne, tant sur le plan mental que physique. Elle aide à :
✅ Réduire le stress et l’anxiété : en régulant le système nerveux grâce à des exercices de respiration et de relaxation. ✅ Mieux gérer ses émotions : en apprenant à prendre du recul et à accueillir ses ressentis sans se laisser submerger. ✅ Développer la confiance en soi : en renforçant l’image de soi par des visualisations positives. ✅ Favoriser un sommeil réparateur : en relâchant les tensions et en facilitant l’endormissement. ✅ Améliorer la concentration : en ancrant davantage l’attention dans l’instant présent. ✅ Soulager les douleurs chroniques : en apprenant à mieux gérer la perception de la douleur.
Une méthode préventive et curative
Que ce soit pour mieux gérer une période difficile, préparer un événement stressant (examen, compétition, accouchement) ou tout simplement cultiver son bien-être, la sophrologie s’adapte à chaque besoin.
Dans quels domaines la sophrologie est-elle utilisée ?
La sophrologie est aujourd’hui intégrée dans de nombreux secteurs, grâce à ses effets scientifiquement reconnus sur le bien-être physique et mental.
📌 Santé et gestion du stress
Accompagnement des personnes souffrant de stress, d’anxiété, de burn-out.
Prévention et accompagnement des douleurs chroniques (fibromyalgie, migraines).
Aide aux troubles du sommeil.
📌 Éducation et apprentissage
Gestion du stress scolaire et des examens.
Amélioration de la concentration et de la mémorisation.
Confiance en soi pour la prise de parole en public.
📌 Sport et performance
Amélioration de la préparation mentale des sportifs.
Gestion du stress en compétition.
Optimisation de la récupération et de la motivation.
📌 Entreprise et gestion du stress professionnel
Prévention des risques psychosociaux.
Amélioration de la concentration et de la productivité.
Techniques de relaxation pour réduire le stress au travail.
📌 Accompagnement médical et thérapeutique
Complément aux thérapies psychologiques.
Soutien aux patients atteints de maladies chroniques.
Aide aux personnes en traitement contre le cancer pour mieux gérer les effets secondaires.
Une méthode adaptable à chacun
La sophrologie se pratique en séances individuelles ou en groupe, et peut être intégrée à une routine quotidienne en quelques minutes seulement.
Comment pratiquer la sophrologie ?
La sophrologie repose sur des exercices simples qui combinent respiration, mouvements doux et visualisation mentale.
Les séances se déroulent en plusieurs étapes :
1️⃣ Un temps d’échange pour exprimer ses ressentis. 2️⃣ Des exercices de relaxation dynamique (respiration contrôlée, relâchement musculaire). 3️⃣ Une visualisation guidée pour renforcer la confiance en soi et ancrer des sensations positives. 4️⃣ Une pause phronique pour intégrer pleinement les bienfaits de la séance.
Vous souhaitez découvrir la sophrologie en musique ?
J’ai créé une playlist de chansons éducatives pour vous aider à mémoriser les concepts fondamentaux de la sophrologie en douceur.
La sophrologie est une méthode douce, accessible et efficace pour retrouver un bien-être durable. Que vous cherchiez à gérer le stress, améliorer votre sommeil, renforcer votre concentration ou simplement vous sentir mieux, elle peut devenir un outil précieux dans votre quotidien.
Lorsque l’on pense à la cuisine américaine, on imagine souvent des hamburgers, du fast-food et des plats ultra-transformés. Pourtant, les traditions alimentaires des peuples autochtones offrent une vision totalement différente de l’alimentation : une approche ancrée dans la nature, respectueuse de l’environnement et équilibrée sur le plan nutritionnel. L’un des meilleurs exemples de cette sagesse alimentaire est le concept des Trois Sœurs, un système agricole développé par plusieurs nations amérindiennes et qui associe maïs, haricots et courges.
Les Trois Sœurs : Une symbiose naturelle et nutritionnelle
Les peuples autochtones d’Amérique du Nord ont cultivé ces trois plantes ensemble depuis des siècles, profitant de leurs bienfaits mutuels :
🌽 Le maïs sert de tuteur naturel aux haricots grimpants. 🫘 Les haricots fixent l’azote dans le sol, ce qui favorise la croissance du maïs et des courges. 🎃 Les courges recouvrent le sol de leurs larges feuilles, limitant la pousse des mauvaises herbes et conservant l’humidité du sol.
Ce modèle agricole intelligent repose sur une interaction bénéfique entre les plantes et reflète une approche durable et respectueuse des ressources naturelles. Contrairement aux monocultures modernes qui appauvrissent les sols, cette technique enrichit l’écosystème et garantit des récoltes plus résistantes.
Le Milpa : Une extension des Trois Sœurs en Méso-Amérique
Si les peuples autochtones du nord des États-Unis et du Canada ont cultivé les Trois Sœurs, leurs voisins méso-américains ont poussé cette logique encore plus loin avec un système agricole appelé Milpa. Ce modèle, utilisé depuis des millénaires par les Mayas et d’autres peuples d’Amérique centrale, suit le même principe mais avec une diversité encore plus grande.
En plus du maïs, des haricots et des courges, on y trouve souvent du piment, de la tomate, de l’avocat, du manioc ou encore des plantes médicinales. La Milpa est un véritable agroécosystème, qui respecte les cycles naturels, limite l’érosion et favorise la biodiversité.
Ce modèle agricole ne se contente pas d’être efficace sur le plan environnemental : il a aussi donné naissance à un régime alimentaire sain et équilibré.
Du potager à nos assiettes : La Dieta de la Milpa
La Dieta de la Milpa, ou régime de la Milpa, est l’alimentation traditionnelle issue de cette agriculture durable. Elle repose principalement sur :
Le maïs (souvent sous forme de tortillas, tamales, pozole…)
Les haricots (riches en protéines et en fibres)
Les courges (excellente source de vitamines et d’antioxydants)
Les piments et les tomates, qui apportent des micronutriments essentiels
Des plantes locales comme l’amarante ou le chia
Cette diète est naturellement équilibrée, pauvre en aliments ultra-transformés et adaptée aux besoins des populations vivant dans ces régions depuis des siècles.
Mais peut-on la comparer à un autre modèle bien connu en Europe ?
Comparaison avec le régime méditerranéen
Le régime méditerranéen est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs modèles alimentaires pour la santé. Il repose sur une forte consommation de légumes, de fruits, de céréales complètes, de légumineuses, d’huile d’olive et de poisson.
À bien des égards, la Dieta de la Milpa peut être vue comme l’équivalent méso-américain du régime méditerranéen :
Critères
Dieta de la Milpa
Régime méditerranéen
Base végétale
Maïs, haricots, courges
Blé, légumes, légumineuses
Apport en protéines
Haricots, graines, parfois volaille ou poisson
Poisson, légumineuses, parfois viande blanche
Matières grasses
Faible, issue de graines et de l’avocat
Riche en huile d’olive et en fruits secs
Mode de cuisson
Cuissons lentes, soupes, tamales, grillades
Cuissons lentes, mijotés, grillades
Bienfaits santé
Anti-inflammatoire, riche en fibres, bon pour la digestion et la glycémie
Protecteur cardiovasculaire, anti-âge, bon pour la mémoire
Si la Dieta de la Milpa est encore peu connue en dehors des communautés latino-américaines, elle gagne en popularité grâce aux mouvements prônant une alimentation plus naturelle et respectueuse des cultures locales.
Les Trois Sœurs en cuisine
Les Amérindiens ne se contentaient pas de cultiver ces plantes ensemble : ils les cuisinaient également de manière complémentaire. Un exemple parfait est la soupe des Trois Sœurs, toujours populaire dans certaines communautés autochtones aujourd’hui.
Recette de la soupe des Trois Sœurs (inspirée du ragoût du PowWow)
Ingrédients :
1 tasse de maïs
1 tasse de haricots rouges ou noirs
1 courge coupée en dés
1 oignon haché
2 gousses d’ail émincées
1 litre de bouillon de légumes
1 pincée de piment (optionnel)
Sel et poivre au goût
Herbes fraîches (coriandre ou persil)
Préparation :
Faire revenir l’oignon et l’ail dans un peu d’huile d’olive.
Ajouter la courge, puis le maïs et les haricots.
Verser le bouillon et laisser mijoter 30 minutes.
Assaisonner et parsemer d’herbes fraîches avant de servir.
Cette soupe est équilibrée, nutritive et pleine de saveurs, idéale pour redécouvrir l’alimentation des Premiers Peuples.
Pourquoi ce modèle alimentaire n’est-il pas plus répandu en Amérique du Nord ?
Bien que la Dieta de la Milpa soit ancrée dans les traditions d’Amérique latine et des Premiers Peuples, elle est peu connue aux États-Unis et au Canada, où domine la Standard American Diet (SAD), riche en aliments ultra-transformés, en sucres raffinés et en viandes grasses.
Les principaux freins à son expansion sont :
❌ Une méconnaissance de ce modèle alimentaire en dehors des communautés latino-américaines. ❌ L’industrialisation de l’alimentation, qui favorise des produits moins sains mais plus rentables. ❌ L’influence de la culture du fast-food, qui a remplacé les traditions culinaires locales.
Cependant, avec l’essor des mouvements pour une alimentation plus durable et la redécouverte des traditions ancestrales, la Dieta de la Milpa pourrait gagner en popularité dans les prochaines années.
Conclusion : Une tradition à redécouvrir et à adapter
Le modèle des Trois Sœurs et la Dieta de la Milpa nous rappellent que la sagesse culinaire ancestrale est précieuse. Chaque culture possède ses propres trésors alimentaires, et il est intéressant de les explorer et d’en tirer le meilleur.
Tout comme le régime méditerranéen s’est exporté dans le monde entier, la Dieta de la Milpa pourrait trouver sa place dans nos cuisines, avec des adaptations selon les goûts et les disponibilités locales.
Alors, pourquoi ne pas essayer une soupe des Trois Sœurs chez vous ? 🌿🥣
Références :
Biruete, A., Leal-Escobar, G., Espinosa-Cuevas, Á., Mojica, L., & Kistler, B. M. (2024). Dieta de la Milpa: A Culturally-Concordant Plant-Based Dietary Pattern for Hispanic/Latine People with Chronic Kidney Disease. Nutrients, 16(5), 574. https://doi.org/10.3390/nu16050574
→ Cet article explore la Dieta de la Milpa comme un modèle alimentaire végétal culturellement adapté aux populations hispaniques et latino-américaines souffrant de maladie rénale chronique (MRC), en mettant en avant ses bénéfices nutritionnels et son potentiel pour ralentir la progression de la MRC.
Sánchez-Velázquez, O. A., Luna-Vital, D. A., Morales-Hernandez, N., Contreras, J., Villaseñor-Tapia, E. C., Fragoso-Medina, J. A., & Mojica, L. (2023). Nutritional, bioactive components and health properties of the milpa triad system seeds (corn, common bean and pumpkin). Frontiers in nutrition, 10, 1169675. https://doi.org/10.3389/fnut.2023.1169675
→ Cette étude analyse en profondeur les valeurs nutritionnelles, les composés bioactifs et les bienfaits pour la santédes trois graines du système Milpa (maïs, haricots et courges), en soulignant leur impact potentiel sur la prévention des maladies chroniques et l’amélioration de la nutrition globale.
Mann, C. C. (2005). 1491: New Revelations of the Americas Before Columbus. Knopf. → Ce livre explore les civilisations précolombiennes, y compris leurs pratiques agricoles et alimentaires, et met en lumière l’importance du système Milpa et des Trois Sœurs dans la culture amérindienne.
Wilken, G. C. (1987). Good Farmers: Traditional Agricultural Resource Management in Mexico and Central America. University of California Press. → Cet ouvrage approfondit les pratiques agricoles traditionnelles d’Amérique centrale, y compris le système Milpa et son impact sur la durabilité et la biodiversité.
Montenegro de Wit, M. (2020). Milpa: From Mexico to the world. Journal of Peasant Studies, 47(2), 226-252.DOI: 10.1080/03066150.2019.1684548 → Un article scientifique qui explore comment la Dieta de la Milpa est un modèle alimentaire durable, adapté aux défis modernes liés à la nutrition et à la sécurité alimentaire.