
Les Novel Foods (ou « nouveaux aliments ») désignent, selon la réglementation européenne, tout aliment qui n’était pas consommé de manière significative au sein de l’Union européenne avant le 15 mai 1997. Cette catégorie englobe des aliments très variés, allant des insectes et des algues à de nouvelles sources de protéines végétales, ou encore des aliments traditionnels provenant de pays tiers. L’objectif de la réglementation sur les novel foods est de favoriser l’innovation alimentaire tout en garantissant la sécurité du consommateur (par exemple, en signalant les risques d’allergies).
Si en Europe certaines de ces denrées sont perçues comme nouvelles ou exotiques, il est important de noter que nombre d’entre elles sont consommées depuis des siècles ailleurs dans le monde. C’est le cas des insectes comestibles. Ils font partie intégrante des habitudes alimentaires dans de nombreuses régions du globe . On estime d’ailleurs qu’environ 2 milliards de personnes consomment régulièrement des insectes, issus d’une diversité de plus de 2 000 espèces comestibles. Ainsi, ce qui est « novel » pour l’Occident peut être une tradition ancestrale sous d’autres latitudes. La République démocratique du Congo (RDC) en offre une illustration parlante : la consommation d’insectes y est ancrée dans la culture locale. On constate comment tradition et modernité peuvent se rejoindre dans notre alimentation.
Dans cet article dans le cadre de ma série « Mange ta soupe ! », nous explorerons d’abord la soupe madesu, un plat congolais nourrissant et emblématique (sans insectes toutefois !), avant de nous pencher sur la consommation traditionnelle d’insectes en RDC. Nous examinerons ensuite comment ces pratiques s’inscrivent dans la thématique des novel foods et quelles sont les nouvelles réglementations européennes en la matière.
La soupe madesu : un plat nourrissant et ancré dans la culture congolaise
La soupe madesu est un mets traditionnel de la RDC, particulièrement apprécié pour sa simplicité et sa richesse nutritive. En lingala (une des langues nationales du Congo), madesu signifie « haricot », et le plat tire son nom de cet ingrédient de base . Il s’agit essentiellement d’un ragoût de haricots souvent préparé avec de l’huile de palme et une sauce tomate parfumée. Les recettes varient selon les régions et les familles, mais les ingrédients classiques incluent des haricots blancs (préalablement bouillis), de la tomate, un oignon, de l’ail, une feuille de laurier pour aromatiser, ainsi qu’un peu d’huile de palme (ingrédient central de la cuisine congolaise depuis des millénaires). On peut y ajouter du sel, du poivre, et parfois un cube de bouillon pour rehausser le goût. Ce plat rustique se consomme généralement avec du riz (on parle alors de loso na madesu, « riz et haricots »), ce qui en fait un repas complet et équilibré. Le madesu peut être servi très liquide, façon soupe, ou bien plus épais, proche d’un ragoût, selon les préférences .
Bienfaits nutritionnels des haricots
Les haricots, cœur de la soupe madesu, constituent une véritable mine de nutriments. Ce sont des légumineuses riches en protéines végétales, ainsi qu’en fibres alimentaires. Ils apportent de nombreux micronutriments essentiels : fer, zinc, magnésium, potassium, calcium, folates (vitamine B9), vitamines du groupe B, etc. Leur faible teneur en lipides, combinée à leur richesse en fibres, en fait des alliés de la santé cardiovasculaire et de la digestion . Consommer régulièrement des haricots aide à améliorer le transit intestinal et contribue à la prévention de certaines carences en micronutriments (par exemple, le fer contenu dans les légumineuses aide à prévenir l’anémie ferriprive). Dans l’alimentation congolaise, les haricots occupent une place importante car ils représentent une source de protéines accessible et bon marché pour de nombreuses familles, en particulier en milieu rural. Ils viennent utilement compléter les céréales et féculents (manioc, maïs, riz…) qui constituent l’autre pilier de l’alimentation de base, créant ensemble un apport équilibré en acides aminés et en énergie . Le madesu illustre donc parfaitement comment un plat traditionnel peut allier sobriété (quelques ingrédients simples) et densité nutritionnelle, répondant aux besoins essentiels à moindre coût.
Recette détaillée de la soupe madesu (pour ~4 personnes) :
Les étapes ci-dessous décrivent une préparation typique de la soupe madesu.
1. Préparation des haricots – Si vous utilisez des haricots secs, rincez-les puis faites-les tremper plusieurs heures (idéalement une nuit) dans de l’eau froide. Égouttez-les. Mettez-les ensuite à cuire dans un grand volume d’eau non salée pendant environ 1 heure (ou jusqu’à ce qu’ils soient tendres). Égouttez les haricots cuits et réservez. (Astuce : Cette étape peut être anticipée, et on peut aussi utiliser des haricots blancs en conserve pour gagner du temps.)
2. Base aromatique – Épluchez et émincez un gros oignon ainsi qu’une gousse d’ail. Dans une marmite ou une casserole, faites chauffer 2 cuillères à soupe d’huile de colza (à la place de l’huile de palme) à feu moyen. Faites-y revenir l’oignon émincé jusqu’à ce qu’il devienne tendre et translucide.
3. Cuisson de la sauce tomate – Lorsque l’oignon est bien fondu, ajoutez l’ail émincé et une feuille de laurier. Incorporez ensuite 4 tomates fraîches concassées (ou une boîte de pulpe de tomate) . Versez un petit verre d’eau pour allonger la sauce. Portez à ébullition douce, puis laissez mijoter une vingtaine de minutes à feu doux. La sauce va légèrement réduire et s’imprégner des arômes du laurier et de l’ail.
4. Incorporation des haricots – Ajoutez les haricots cuits et égouttés dans la marmite. Mélangez bien pour les enrober de sauce tomate. Si la préparation vous semble trop épaisse, vous pouvez ajouter un peu d’eau pour obtenir la consistance désirée (d’une soupe onctueuse à un ragoût plus épais, selon votre goût). Laissez mijoter encore 15 à 20 minutes à feu doux en remuant de temps en temps. Les haricots vont s’imprégner de la sauce et des saveurs. Salez et poivrez en fin de cuisson selon votre convenance.
5. Service – Retirez la feuille de laurier. Servez la soupe madesu bien chaude. Ce plat se déguste idéalement avec du riz blanc pour former un repas complet. Vous pouvez aussi l’accompagner de banane plantain cuite à la vapeur ou grillée, comme cela se fait dans certaines régions du Congo, pour une touche sucrée-salée originale. Bon appétit !
La soupe madesu n’est pas seulement un plat nourrissant ; elle revêt aussi une dimension culturelle forte en RDC. Préparé lors des repas familiaux quotidiens comme lors des grandes occasions, ce mets convivial symbolise le partage et la générosité de la cuisine congolaise. À travers la cuisson lente des haricots dans la sauce parfumée, c’est tout un savoir-faire culinaire traditionnel qui se transmet de génération en génération. Ainsi, le madesu est un exemple de patrimoine gastronomique local apportant des bienfaits concrets en termes de nutrition. À l’heure où l’on cherche à promouvoir des régimes alimentaires plus sains et durables, ce type de plat mérite d’être mis en valeur, car il démontre qu’il est possible de conjuguer plaisir gustatif, apports nutritifs et produits de base accessibles.
Les insectes comestibles en RDC : une tradition et une innovation
En République démocratique du Congo, la consommation d’insectes comestibles fait partie des traditions alimentaires bien établies. Dans de nombreuses communautés, certains insectes sont considérés comme de véritables mets délicats, prisés pour leur saveur autant que pour leurs qualités nutritives. Parmi les espèces les plus consommées et appréciées figurent en premier lieu les chenilles (les larves de papillons, communément appelées mbinzi ou mikana selon les dialectes locaux). Les chenilles occupent une place de choix dans l’assiette congolaise : on estime qu’environ 96 tonnes de chenilles sont fournies chaque année sur le seul marché de Kinshasa, la capitale – un chiffre qui illustre l’ampleur de cette consommation traditionnelle. Ces chenilles, souvent récoltées en forêt pendant la saison des pluies, sont généralement bouillies puis séchées ou fumées afin de pouvoir être conservées et vendues tout au long de l’année. On les cuisine ensuite sautées, en sauce tomate, ou intégrées à d’autres préparations locales, apportant une saveur umami prononcée aux plats.
Outre les chenilles, d’autres insectes font partie du menu en RDC selon les régions et les saisons. Les criquets et sauterelles (termes souvent utilisés de manière interchangeable pour désigner des orthoptères) sont consommés dans certaines provinces, grillés ou frits, offrant un goût croustillant et légèrement salé rappelant celui des crevettes. Les termites ailés, qui émergent par nuées après les premières pluies, sont également ramassés par les habitants : une fois rôtis à sec dans une poêle, ces termites deviennent un en-cas croustillant très apprécié, riche en matières grasses. On peut citer également les larves de coléoptères, par exemple les larves de charançons du palmier (bébés coléoptères vivant dans le tronc des palmiers), qui sont dégustées dans certaines zones forestières. En réalité, la liste des insectes consommés en RDC est longue et diversifiée, reflétant la biodiversité du pays et le savoir traditionnel des communautés sur les ressources comestibles de leur environnement . En Afrique centrale et ailleurs, on dénombre des centaines d’espèces d’insectes comestibles, des fourmis aux cigales, qui font partie intégrante des habitudes alimentaires locales depuis des générations.
Valeur nutritionnelle et atouts écologiques : Les insectes se distinguent par leurs excellentes qualités nutritionnelles. Sur le plan nutritif, ils offrent une teneur élevée en protéines de haute qualité (souvent entre 40 et 65 % de leur poids sec, selon l’espèce) ainsi qu’un profil d’acides aminés essentiels complet . Ils contiennent en outre des lipides (dont une part d’acides gras insaturés bénéfiques), des vitamines (notamment du groupe B) et des minéraux en quantité intéressante . Par exemple, de nombreuses espèces présentent des niveaux de fer et de zinc comparables ou supérieurs à ceux de la viande rouge , ce qui en fait de bons alliés pour prévenir les carences en micronutriments. En RDC, où persistent des problèmes de malnutrition et où l’accès aux sources classiques de protéines (viande, poisson, œufs) peut être limité dans les zones rurales, les insectes jouent un rôle non négligeable pour améliorer l’apport nutritionnel des populations . Leur richesse en protéines et en calories aide à combler les déficits protéino-énergétiques, tandis que leurs micronutriments (fer, vitamines) contribuent à combattre les carences spécifiques . Consommer des chenilles ou des criquets revient ainsi à manger un « concentré » de nutriments, issu de l’environnement local et disponible à moindre coût lors des bonnes saisons.
Au-delà de la nutrition, les insectes comestibles offrent un avantage écologique notable, ce qui explique qu’on les présente aujourd’hui comme une innovation prometteuse pour l’alimentation durable. Du point de vue environnemental, l’élevage ou la collecte d’insectes a une empreinte bien plus légère que celle de l’élevage du bétail traditionnel. En effet, les insectes émettent relativement peu de gaz à effet de serre au cours de leur vie et nécessitent beaucoup moins d’espace pour être élevés. D’une manière générale, les besoins en alimentation des insectes sont modestes (beaucoup d’espèces peuvent être nourries de résidus végétaux ou de sous-produits agricoles), et leur rendement de conversion alimentaire est très efficace : une grande partie de ce qu’ils consomment est convertie en biomasse utile, là où les animaux d’élevage classiques gaspillent une portion importante de l’énergie ingérée en chaleur ou en déplacement. En somme, élever des insectes pour l’alimentation humaine ou animale permet d’économiser des ressources naturelles (eau, sols, nourriture) tout en réduisant la pollution. Ces qualités écologiques rejoignent les préoccupations actuelles de lutte contre le changement climatique et de recherche de systèmes alimentaires plus soutenables.
Tradition et innovation : La longue tradition entomophage de la RDC est aujourd’hui regardée sous un jour nouveau à l’aune des défis mondiaux de sécurité alimentaire. Ce qui relevait du savoir ancestral – collecter des insectes sauvages pour diversifier son alimentation – est désormais perçu comme une innovation à valoriser pour l’avenir. Des projets pilotes ont vu le jour en RDC visant à développer l’élevage d’insectes à petite échelle (par exemple de chenilles ou de criquets), soutenus par des organisations internationales. La FAO, notamment, a lancé un projet à Kinshasa pour former des agriculteurs urbains à l’élevage d’insectes comestibles, en montrant que cela peut constituer une façon saine et durable de lutter contre la malnutrition tout en générant de nouveaux revenus. L’idée est de renforcer le rôle traditionnel des insectes dans le régime local, tout en utilisant des méthodes modernes pour améliorer la disponibilité, la sécurité sanitaire et la régularité de cette ressource alimentaire. On voit donc un pont se créer entre tradition et modernité : les connaissances locales (sur la récolte, la préparation des insectes) se combinent aux approches scientifiques et entrepreneuriales (élevage contrôlé, conditionnement, commercialisation) pour intégrer les insectes dans une alimentation urbaine et contemporaine. Cette dynamique d’innovation, inspirée des pratiques traditionnelles, illustre parfaitement l’esprit des novel foods : introduire sur le marché des aliments « nouveaux » pour certains consommateurs, mais qui existent de longue date ailleurs, en veillant à leur qualité et à leur acceptation.
Enfin, il est intéressant de comparer la situation de la RDC avec celle de l’Europe sur ce thème. En RDC, manger des insectes est courant dans plusieurs communautés, bien qu’il existe aussi des groupes ou des individus qui, pour des raisons culturelles ou religieuses, s’en abstiennent (certaines ethnies considèrent par exemple que telle chenille est taboue, ou que la consommation d’insectes est réservée à des circonstances particulières). En Europe, au contraire, l’entomophagie avait pratiquement disparu des habitudes depuis des siècles, et ce n’est que récemment qu’elle refait surface via les novel foods. Le contraste est frappant : ce qui est tradition en Afrique apparaît comme une curiosité en Occident. Cependant, les choses évoluent et les perceptions changent progressivement. Les scientifiques mettent en avant les avantages nutritionnels et écologiques des insectes comestibles, et un nombre croissant de consommateurs européens se disent prêts à y goûter, surtout si les insectes sont incorporés de manière discrète dans des produits (barres énergétiques, farines protéinées, snacks apéritifs, etc.). Il reste que des freins psychologiques importants subsistent : la répugnance instinctive et la néophobie alimentaire (la crainte de manger quelque chose de nouveau ou d’inconnu) figurent parmi les obstacles principaux à l’adoption des insectes en alimentation moderne. Surmonter ces barrières culturelles demandera du temps, de la sensibilisation du public, et des efforts d’éducation culinaires. L’expérience de pays comme la RDC, où l’entomophagie fait partie du patrimoine culinaire, peut servir d’inspiration pour démystifier ces aliments et montrer qu’ils peuvent être aussi savoureux et normaux que n’importe quel autre ingrédient.
Les nouvelles réglementations sur les novel foods (insectes y compris)
Face de l’essor des aliments alternatifs et du regain d’intérêt pour des sources de nutrition moins conventionnelles (insectes, algues, micro-organismes, etc.), l’Union européenne a mis à jour son cadre réglementaire sur les novel foods afin d’accompagner et encadrer leur introduction sur le marché. La réglementation européenne n° 2015/2283 sur les novel foods, entrée en application le 1ᵉʳ janvier 2018, instaure une procédure centralisée d’autorisation pour tout nouvel aliment. Dans ce cadre, les insectes entiers et les produits dérivés d’insectes sont explicitement reconnus comme des novel foods à part entière, ce qui signifie que pour être vendus comme aliments, ils doivent faire l’objet d’une évaluation de sécurité alimentaire et d’une autorisation spécifique. Cette reconnaissance a ouvert la voie, ces dernières années, à plusieurs demandes d’approbation déposées par des entreprises souhaitant commercialiser des insectes comestibles en Europe.
Concrètement, la procédure fonctionne ainsi : un producteur qui souhaite vendre un insecte (par exemple un grillon) ou un ingrédient à base d’insecte (par exemple de la poudre de grillon) doit déposer un dossier scientifique détaillé sur la composition du produit, son mode de production, son innocuité, etc. L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) examine alors ce dossier et publie un avis scientifique. Si l’EFSA conclut que l’aliment est sûr dans les conditions d’utilisation proposées, la Commission européenne soumet une proposition d’autorisation aux États membres. Une fois l’autorisation officiellement accordée (via un règlement d’exécution publié au Journal Officiel de l’UE), le novel food peut être mis sur le marché européen. À ce jour, grâce à ce processus, plusieurs espèces d’insectes ont déjà obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe : c’est le cas par exemple du ver de farine jaune (larve de Tenebrio molitor, autorisée en 2021), du criquet migrateur (Locusta migratoria), du grillon domestique (Acheta domesticus), ou encore des larves de charançon (Alphitobius diaperinus). Ces autorisations concernent diverses formes de produits : insectes entiers séchés ou congelés, poudres partiellement déshuilées incorporées dans des biscuits, pâtes ou barres protéinées, etc. Chaque autorisation s’accompagne de dispositions d’étiquetage, notamment pour avertir les consommateurs allergiques (les protéines d’insectes pouvant provoquer des réactions chez les personnes allergiques aux crustacés ou aux acariens, par exemple). L’UE veille ainsi à ce que l’introduction de ces nouveaux aliments se fasse sans risque pour la santé publique et en toute transparence pour le consommateur.
Malgré un cadre légal en place, l’adoption des insectes comestibles en Europe se heurte encore à plusieurs défis, notamment l’acceptation culturelle des consommateurs, la production industrielle à grande échelle, et les divergences réglementaires entre pays. Les initiatives actuelles misent sur l’intégration discrète des insectes dans des produits familiers, la sensibilisation aux bénéfices nutritionnels et écologiques, et l’amélioration des procédés de production. Bien que le marché reste pour l’instant de niche, les perspectives sont encourageantes : l’évolution pourrait suivre celle du sushi, avec une acceptation progressive soutenue par l’éducation, la transparence et l’inspiration des traditions culinaires du monde.
Conclusion
Face aux défis écologiques et alimentaires mondiaux, intégrer des novel foods dans notre alimentation représente une opportunité d’enrichir notre culture culinaire sans la renier. Redécouvrir des sources de protéines, de vitamines et de minéraux moins conventionnelles, comme les insectes ou les algues, peut contribuer à diversifier nos assiettes tout en allégeant notre impact environnemental. Il ne s’agit pas de bouleverser nos habitudes, mais d’ouvrir progressivement nos cuisines à de nouvelles possibilités, en reliant traditions et innovations pour construire une alimentation plus durable, saine et respectueuse de la planète.
Novel or not, l’important est que notre alimentation reste synonyme de santé, de plaisir et de respect de la planète.
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